13 fév
2009
Je ne suis pas seul et pour certains c’est pire… Coup de coeur
Je viens de me lire un de ces bouquins qui met les points sur les i. Ca s’appelle “Troublé de l’éveil”, c’est d’Emmanuel Pierrat, chez Fayard. C’est pas le meilleur livre du monde, mais ça se dévore sans problème.
Mais ce qui est bien, en ce qui me concerne, c’est que ça m’a mis la puce à l’oreille sur le pourquoi du comment de qui je suis. En effet, l’auteur nous explique qu’il ne dort que 2 heures par nuit. Depuis tout petit. Moi, c’est 4 heures mais ça baisse depuis des années, 8, puis 6, maintenant 4. C’est beaucoup plus, mais c’est peu pour la plupart des gens de mon âge.
Or, ni lui ni moi ne sommes insomniaques. Je me couche vers 2 heures (en me fixant cette limite lorsque je suis à la maison), je dors très bien, et je me lève vers 6h pour déjeuner avec ma chère et tendre avant qu’elle ne parte au travail, parfois pour moi-même partir en rendez-vous. E. Pierrat dit ne jamais être fatigué, je ne le suis que rarement.
Après avoir consulté un paquet de médecins, de chercheurs, etc, l’auteur-narrateur est finalement tombé sur un médecin qui lui a expliqué ce qu’il était (et non ce qu’il avait, ce n’est pas une maladie): il est troublé de l’éveil. Pas un insomniaque (qui a besoin de sommeil mais n’arrive pas à s’endormir), pas un troublé du sommeil (qui s’endort sans cesse), un troublé de l’éveil, qui n’a besoin que de peu d’heures de sommeil par nuit. Ce qui n’exclut pas le repos du corps : lecture, écriture, ou autre, mais fauteuil, détente etc.
Ne pas dormir permet de faire beaucoup de choses, et je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle entre ma vie (on me demande souvent comment je trouve le temps de faire tout ce que je fais, et ça étonne toujours mes clients de recevoir mes mails à 2h du mat, ou quand je rentre d’une réunion politique et que je dis en partant aux participants que je rentre travailler quand eux ne pensent qu’à se coucher).
Bref, une lecture intéressante pour vous “normaux”, pour comprendre les gens comme moi, pour se rappeler qu’on n’est pas tous pareils, etc. Ca se dévore je vous dis.







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